Mon objectif énoncé dans mon article précédent était d’installer un robinet sur une vieille casserole en aluminium. Heureusement, après autant de temps, il à été largement surpassé par nos réalisations…

Tout compte fait, suivant le conseil du propriétaire du Gorli à Namur, adapter une casserole en aluminium n’est pas une bonne idée… Le problème est que, d’une part, l’aluminium n’est plus recommandé pour l’alimentaire, d’autre part, il me fallait un robinet alimentaire (pour faire dans les règles de l’art) coûtant 50€ et finalement, naïvement, je n’avais pas pensé que la taque électrique de ma cuisine ne serait pas vraiment idéale pour jouer plus tard avec des paliers de températures !

Du coup, j’ai opté/dépensé/investi (on verra à l’usage) dans un système de cuve électrique de 27L. de marque Weck.
Le coût de 160€ n’est pas anodin, mais le même volume en cuve inox avec un robinet est de 200€ à 300€, sans compter le réchaud au gaz et le gaz en lui-même. Donc c’était le meilleur rapport qualité-prix à ma disposition !

Les courses (suite et fin)

Tout ceci s’est bien sûr fait sur un demi coup de tête. Et dans le même magasin (le Gorli) je me suis donc empressé d’acheter le reste de mon équipement et matériel!

Voici le reste des courses:

  • Cuve électrique de 27L Weck – 160€
  • Deux kilos d’extrait de malt Light 8EBC – 9.99€
  • Un kilo d’extrait de malt Amber 18EBC – 9.99€
  • 100gr de cônes de houblons Hallerteau Perle- 4.95€
  • 10 chaussettes pour houblons (réutilisables) – 6.95€
  • Un sachet de levures S-04 – 2.75€ offert par le magasin Le Gorli

Le Gorli est revendeur Brouwland donc tout est au même prix que sur le site de Brouwland!

La mise en route

Nous voilà paré et équipé pour commencer le brassage à l’extrait de malt. Aidé par le logiciel BeerSmith, j’ai entré mes ingrédients que j’avais en stock et j’ai donc créé une recette simple.
Edit: Je voulais une recette « SMASH » comme on dit apparemment (qui veut dire Single Malt And Single Hop, pour les gens comme moi qui découvrent), mais je me suis laissé emporté donc j’ai en fait utilisé deux extraits de malt, comme on peut le voir sur la photo…

Accompagné de Helle, nous voilà partis et voici brièvement notre feuille de route. Je dis brièvement car de nombreux sites le font bien mieux que moi! (Voir les liens de l’article précédent.)
Par contre, je mettrai la recette à disposition pour un peu plus de détails sur celle-ci.

Jour J-1: Rassemblement du matériel, dépoussiérage de tout ça et relecture de la recette.

BIY_9_Materiels

Jour J: Le jour du brassage, on a fait bouillir 15L d’eau en bouteille et ajouté l’extrait de malt et le houblon (dans sa chaussette) pendant une heure. Pendant ce temps, nous avons préparé les levures comme indiqué dans les instructions et nous avons aussi désinfecté la cuve de fermentation.

Après 1h de brassage on a refroidi le moût avec notre système de refroidissement maison et en 20 minutes, le brassin était retombé à 25°C; il fonctionne super bien!
Reste ensuite à transvaser dans la cuve de fermentation (il nous restait environ 12 litres), et d’ajouter les levures et de mettre le barboteur quand la cuve est au bon endroit (et seulement après sous peine de faire tomber l’eau + ChemiPro du barboteur dans la cuve). Le tout entre 20 et 25°C à la grosse louche (on est en appartement).BIY_9_Brassage

Jour J+1: Les glouglous s’entendent et se font sentir!

Jour J+5: Les glouglous ont disparu, signe qu’il est temps de bouger la cuve dans un endroit plus frais. Chez nous, cela sera dans une pièce où il fait entre 17 et 19°C. Bien entendu, nous en profitons pour changer de cuve afin de ne pas garder le fond de levures mais aussi pour que la bière clarifie plus facilement.

Jour J+28: L’embouteillage! Nous approchons du but. Sauf que ce moment est le pire dans le processus… Il faut nettoyer les bouteilles de 33cL… Presque 3 heures pour nettoyer 35 bouteilles. D’abord à l’eau très chaude pour enlever les étiquettes et faire un lavage grossier, ensuite au savon et à l’eau chaude pour nettoyer l’intérieur avec un goupillon. Et enfin, on met toutes les bouteilles à tremper dans de l’eau et du ChemiPro. Et la bonne nouvelle est qu’il ne faut pas rincer les bouteilles après.
Nous avons aussi préparé 100g d’extrait de malt dans 500mL d’eau bouillante. Quelques minutes après, on refroidit et on l’utilise pour le sucrage à l’embouteillage. Nous avons versé ce liquide dans une nouvelle cuve et nous avons reversé par dessus le contenu de la cuve de fermentation. Nous avons changé de cuve pour ne pas que l’on mette en bouteille le fond de levures.
Enfin, on a mis le tout en bouteille, on a capsulé et on a réservé au chaud quelques jours.

Jour J+32: Après passage au chaud pour réactiver la fermentation, nous remettons les bouteilles au frais autant que possible et nous attendons…

Jour J+42: Nous pouvons goûter! Après deux semaines de refermentation, je trouve que nous avons attendu assez de temps!

Le verdict

Le résultat nous satisfait pleinement pour un premier essai! Voici la bête:

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Une belle mousse beige crémeuse, assez pétillante. Odeur peu houblonnée. Goût un peu amer avec des saveurs maltées avec un arrière goût d’ester mais rien de bien méchant. Son taux d’alcool serait de 6.6% selon le calcul des densités.

Nous sommes bien prêts pour entamer la suivante!

Cheers!