Depuis mon dernier article où nous venions tout juste de goûter notre première bière maison, il s’est donc passé un mois. Un mois de plus pour que la bière soit un peu plus mature et que les saveurs aient pu se développer. Et bien sûr, ce n’est pas fini!

Après quelques bouteilles en moins (une petite dizaine déjà), nous commençons à avoir une bonne idée et un avis stable sur la première recette. Et je confirme même qu’il est meilleur : les esters ont disparus, ce qui n’est pas une mauvaise chose pour moi, selon mes goûts.

Malgré la satisfaction des personnes de notre entourage qui ont eu le courage de nous rassurer sur sa toxicité de la goûter, une recette ça se modifie et ça s’améliore! Deux choses pour moi me paraissaient corrigibles. D’une part, l’aromatique (houblonné) qui n’est pas très prononcé et d’autre part le corps de la bière qui est un poil trop faible.

Nous avons donc élaboré et brassé notre deuxième brassin ou première recette améliorée. Voici les changements que nous avons apportés.

L’aromatique

Pour cette partie, je n’avais pas beaucoup de choix, il fallait rajouter du houblon ; soit en fin d’ébullition, soit en dry-hopping. Modestie et inexpérience obligent, on a choisi de rajouter un houblon aromatique 10 minutes avant la fin de l’ébullition. Il s’agit, ici, du houblon Willamette, alors que le houblon amérisant choisi était le Hallertau Perle.

10g de Willamette 3.5% d’acide alpha pour 15 litres de moût en ébullition. J’espère que les proportions seront bonnes!

Le corps de la bière

Je voulais augmenter le corps de la bière. J’ai été voir quelques blogs, forums mais aussi dans quelques livres et voici brièvement les principales modifications que j’ai retenues.

On peut influencer de plusieurs manières mais ces manières sont classées en deux types :
– en jouant sur les paramètres du brassage,
– et en jouant sur les ingrédients.

Les paramètres

  • Fermenter à plus basse température pour ne pas que les levures soient trop actives.
  • Mettre au « froid » après la fermentation afin, justement, d’inactiver les levures.

Les ingrédients

  • Utiliser plus d’extrait de malt évidemment.
  • Choisir une levure avec un pouvoir d’atténuation plus faible, de sorte qu’il reste plus de sucre et donc une sensation moins aqueuse en bouche.
  • Utiliser du malt caramel ou crystal.
  • Utiliser de l’avoine.
  • Ajouter de la malto-dextrine (appelé Brew Body chez Brouwland) ou du lactose.

Pour la recette, comme nous brassons encore pour le moment avec de l’extrait de malt, nous avons opté pour essayer de fermenter à plus basse température: 19-20°C au lieu de 21-22°C sans changer de levure (S-04).

 

Maltodextrin

Mais nous avons aussi rajouté de la malto-dextrine pendant l’ébullition : 90g pour les 15 litres de moût. Nous sommes d’ailleurs passé d’une densité initiale de 1056 pour la première recette à 1060 pour la deuxième. On verra ce que donnera la densité finale.

Rendez-vous au prochain article pour connaître le résultat de ces changements.

Cheers!