Si vous habitez Namur ou que vous êtes venus dans cette ville, ces derniers mois, vous avez du apercevoir de nouvelles statues, toutes sculptées en bronze, envahir certains lieux.

 

Tout commence avec une interview de Fabre, qui date de 2011 dans laquelle il racontait que s’il devait voler une œuvre dans un musée, ce serait la Pornocratès, de Félicien Rops.

Namur a donc invité Fabre pour un face-à-face avec Félicien Rops, dans le musée qui lui est dédié, rue Fumal mais aussi dans la ville, à divers endroits. L’artiste expose des autoportraits sculptés en bronze place du Théâtre, place Saint-Aubain, à la Citadelle, etc.

 

Fabre est, entre autres, un artiste plasticien. Il est né en 1958 à Anvers. Il est aussi homme de théâtre et auteur. Il réalise ses œuvres avec des éléments étranges, tels que des scarabées, des clous, des punaises ou encore des animaux empaillés.

 

Les thématiques de ces deux artistes sont très souvent les mêmes. Cependant, les techniques utilisées sont très différentes. Rops utilise des crayons ou des pastels. Fabre, quant à lui, réalise des tableaux entièrement au stylo Bic bleu, par exemple. Il aime utiliser ce stylo, qu’il estime être une couleur industrielle, sans valeur noble. Il va même jusqu’à utiliser son sang, ses larmes, son urine et son sperme, pour partager sa vision de l’art.

 

Dans le musée, plus de 250 œuvres de Fabre y sont exposées et font face à celles de Rops. La plus spectaculaire, pour moi, reste celle de la Pornocratès.

Une statue de Fabre devant l’œuvre de Félicien Rops, le nez collé contre le tableau, se vide de son sang. Je me vide de moi-même, dit l’artiste, pour montrer l’humilité qu’il ressent, face à cette œuvre.

Dans le jardin du musée, L’homme qui écrit sur l’eau représente Jan Fabre, assis dans une des sept baignoires en bronze poli, écrivant sur l’eau, restant indifférent aux visiteurs ou à la météo.

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A la maison de la culture, on peut y découvrir deux séries de bronze. L’une comportant 18 bustes autoportrait de l’homme-animal, Chapitres I-XVIII et l’autre, Chalcosoma, qui est une série de petits bronzes où se mêlent des cerveaux, des tortues, des têtes de squelettes.

 

Le jardin du Mayeur se trouve le long de l’hôtel de ville. C’est au cœur de cet endroit qu’une autre sculpture de Fabre prend place. L’homme qui donne du feu tient un briquet dans sa main droite et si vous vous en approchez, le briquet s’allume.

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La citadelle de Namur est le lieu de rencontre de deux œuvres. L’homme qui mesure les nuages, se trouve sur la Porte de Médiane et représente un homme sur un escabeau, les bras en l’air, brandissant une règle pour mesurer les nuages.

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Searching for Utopia située au Bonnet de Prêtre, visible du Grognon, représente une tortue géante, chevauchée par Fabre lui-même. Il s’est inspiré du livre Utopia, datant du XVIe siècle pour cette oeuvre.

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Devant le Théâtre de Namur, vous pourrez découvrir L’homme qui dirige les étoiles, installé sur le balcon du bâtiment. Avec sa baguette, il nous fait tout de suite penser à un chef d’orchestre et fait référence à toutes les facettes artistiques que l’artiste possède.

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Cette fois, c’est sur le balcon en fer forgé du Palais provincial que nous pouvons découvrir un nouvel autoportrait. L’homme qui porte la croix fait face à la cathédrale Saint-Aubain et fait référence à la spiritualité ainsi qu’au temps qui passe.
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Il y a aussi, dans l’église Saint-Loup, quelques statues. Je n’ai cependant pas pu aller la visiter car l’exposition est inaccessible durant deux semaines, à cause d’autres événements ayant lieu dans l’église.